La Principauté de Monaco retrouve sa position en matière de transparence financière et est retirée de la « liste grise » du GAFI, la liste mondiale de surveillance anti-blanchiment, qui recense les pays soumis à une surveillance renforcée dans la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme, la prolifération des armes de destruction massive et la corruption.
C'est une nouvelle qui redonne confiance et légitime son fonctionnement financier.
Cette décision, qui vient couronner plus de deux ans de travail constant et de réformes de grande envergure, s'appuie sur les rapports d'avancement présentés par Monaco, qui détaillent l'ensemble des mesures adoptées depuis 2024, et fait suite à la visite du GAFI à Monaco en septembre dernier. La Principauté démontre ainsi que toutes les mesures adoptées depuis le début du processus de suivi s’inscrivent dans une vision à long terme, visant à garantir la conformité continue du système monégasque aux meilleures pratiques internationales.
Christophe Mirmand, ministre d’État de la Principauté de Monaco, a déclaré que la décision duGrouped’action financière international (GAFI) vient couronner plus de deux ans de travail concret, rigoureux et concerté, mené par l’ensemble des autorités et des services de l’État, sous la houlette de Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II. De plus, cela confirme que, pour la Principauté de Monaco, le respect et l’adhésion aux meilleures normes internationales constituent un choix de gouvernance au service de la crédibilité et de la stabilité de la place financière monégasque. Le ministre d’État Mirmand a souligné qu’il ne s’agit certainement pas d’un aboutissement et que ce qui compte désormais, c’est ce que Monaco réalisera à long terme, en poursuivant les réformes qui s’imposeront.
Et les travaux ont déjà commencé sur trois axes prioritaires : la révision en cours du cadre législatif et réglementaire, la création d'une base de données statistiques nationale et la troisième évaluation nationale des risques, lancée récemment, permettront de préparer la prochaine évaluation de la Principauté de Monaco par le Comité MONEYVAL.